💬 Victor Hugo vs Orelsan

Victor Hugo écrit un slam avec Orelsan

“L’un Ă©crit avec des plumes, l’autre avec des punchlines. Mais ils parlent tous les deux de la mĂȘme misĂšre.”

À propos des Personnages & du dialogue

📖 Qui Ă©tait Victor Hugo ?

Écrivain du XIXe siĂšcle, Victor Hugo est l’auteur des MisĂ©rables et de Notre-Dame de Paris. PoĂšte engagĂ©, il a donnĂ© une voix aux opprimĂ©s et dĂ©noncĂ© les injustices sociales avec lyrisme et force.

🎧 Qui est Orelsan ?

Rappeur et auteur-compositeur contemporain, Orelsan est connu pour ses textes crus et introspectifs. Il explore les contradictions de la société moderne avec ironie, émotion et une plume acérée.

đŸ—Łïž Pourquoi les faire Ă©crire un slam ensemble ?

Hugo et Orelsan partagent une mĂȘme volontĂ© : dire l’indicible, dĂ©noncer la misĂšre, et faire entendre les voix oubliĂ©es. Leur slam fictif unit la poĂ©sie classique et l’art urbain dans une rage commune.

📍 Quel est le dĂ©cor du slam ?

Une scĂšne vide, Ă©clairĂ©e par un nĂ©on tremblant. Un espace brut, hors du temps, oĂč les mots rĂ©sonnent plus fort que les dĂ©cors. L’endroit idĂ©al pour une performance Ă  deux voix.

đŸ”„ Que raconte leur slam ?

Leur slam parle de colĂšre, de solitude, d’injustice. Mais aussi d’espoir, de rĂ©sistance et de beautĂ© dans le chaos. C’est un cri poĂ©tique, un pont entre deux siĂšcles, deux langages, une mĂȘme humanitĂ©.

đŸŽ™ïž Contexte : Victor Hugo, figure monumentale de la littĂ©rature française, rencontre Orelsan, poĂšte urbain des temps modernes. Ensemble, ils Ă©crivent un slam Ă  deux voix. Le thĂšme : la rage de dire.

Victor Hugo

Victor Hugo

Orelsan

Orelsan


Victor Hugo
J’ai vu les pavĂ©s pleurer sous les bottes du pouvoir, Des gosses sans pain, des mĂšres sans espoir. J’ai gravĂ© la misĂšre dans des vers de granit, Et j’ai criĂ© justice dans le silence des Ă©lites.
J’vois les Ă©crans dĂ©filer, les cerveaux en veille, Des mĂŽmes qui s’perdent dans des rĂȘves sans rĂ©veil. J’crache mes rimes comme des alarmes sociales, J’fais pas du rap, j’fais des balles verbales.
Orelsan
Victor Hugo
J’ai donnĂ© un nom aux sans-nom, un visage aux oubliĂ©s, J’ai fait trembler les trĂŽnes avec des mots alignĂ©s. J’ai vu la France saigner, j’ai vu l’homme tomber, Mais j’ai toujours cru qu’un mot pouvait relever.
J’viens d’un monde oĂč l’on like au lieu d’écouter, OĂč l’on zappe la douleur au lieu d’en parler. Mais j’porte la mĂȘme flamme, la mĂȘme envie d’gueuler, MĂȘme si mes vers sont en baskets, pas en souliers.
Orelsan
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