Dialoguo
Colombo VS Freud sur le divan — « Encore une petite question, docteur… »
Colombo
Lieutenant, enquêteur de la police de Los Angeles
Lieutenant, enquêteur de la police de Los Angeles
Freud
Médecin neurologue, fondateur de la psychanalyse
Médecin neurologue, fondateur de la psychanalyse
Lieu de la scène
Le cabinet de Freud à Vienne, début de soirée.
La pièce est feutrée, saturée d’odeurs de tabac et de vieux cuir. Les rideaux lourds filtrent une lumière dorée. Le célèbre divan persan occupe le centre, entouré de statuettes antiques, de livres reliés et d’un bureau impeccablement rangé.
L’atmosphère est à la fois solennelle et légèrement oppressante, comme si chaque objet observait silencieusement.
Le Lieutenant sur le Divan
Prêt à commencer
0 / 21
0 / 21
Chapitre 1
-
Colombo :
(Colombo avance en traînant légèrement les pieds, observant les tapis) Docteur, votre bureau… on dirait un musée où on peut s’allonger. -
Freud :
(Freud tapote le divan du bout des doigts) C’est un lieu pour explorer l’esprit, lieutenant, pas pour faire la sieste. -
Colombo :
(S’arrête, intrigué par une statuette égyptienne) Ah… encore une petite question, docteur… -
Freud :
(Sourire discret) Je m’en doutais. -
Colombo :
(Se penche, mains dans les pockets) Vous pensez que les objets qu’on garde disent quelque chose de nous ? -
Freud :
(Croise les bras) Ils révèlent nos attachements, nos conflits, parfois nos secrets. -
Colombo :
(Hoche la tête, pensif) Ça expliquerait pourquoi ma femme garde toutes mes vieilles cravates… même celles que j’aime pas. -
Freud :
(Lève un sourcil) Peut‑être qu’elles représentent une part de vous qu’elle refuse de voir disparaître. -
Colombo :
(S’assoit sans y être invité) Ah… ça, c’est intéressant. Parce que moi, j’essaie de faire disparaître les mensonges des suspects. -
Freud :
(S’appuie contre son bureau) Vous traquez la vérité comme moi je traque l’inconscient. -
Colombo :
(Sourit, gratte sa tête) Oui, mais vous, vous avez un divan. Moi, j’ai juste mon carnet. -
Freud :
(Regarde le carnet froissé) Un outil peut être modeste et pourtant redoutable. -
Colombo :
(Se relève brusquement) Justement ! Si quelqu’un évite de s’allonger sur le divan… ça veut dire qu’il cache quelque chose ? -
Freud :
(Réfléchit) Souvent, cela signifie une résistance. Une peur de se confronter à soi-même. -
Colombo :
(Cligne de l’œil) Comme un suspect qui refuse de venir au commissariat. -
Freud :
(Sourit) Vous faites des parallèles intéressants, lieutenant. -
Colombo :
(S’avance vers la porte) Merci, docteur. Vous m’aidez plus que vous croyez. -
Freud :
(Incline la tête) Je suis ravi de contribuer à votre… enquête intérieure. -
Colombo :
(Se retourne, l’air faussement innocent) Ah… juste une dernière petite question… -
Freud :
(Soupire avec amusement) Je vous écoute. -
Colombo :
(Montre le divan du doigt) Si je m’allonge… vous me facturez aussi ?
Partager
Laisser un commentaire