Dialoguo
Jules César VS Charlemagne : Deux Empereurs, Une Salle du Trône
Jules César
Général et homme d'État romain, conquérant de la Gaule, convaincu que la grandeur se mesure en territoires conquis et en légions commandées. Fier, stratège, habitué à ce que le monde entier s'incline devant Rome.
Général et homme d'État romain, conquérant de la Gaule, convaincu que la grandeur se mesure en territoires conquis et en légions commandées. Fier, stratège, habitué à ce que le monde entier s'incline devant Rome.
Charlemagne
Roi des Francs, premier empereur d'Occident depuis la chute de Rome, bâtisseur d'un empire chrétien unifié. Pragmatique, pieux, convaincu que le véritable pouvoir se construit autant par l'épée que par les écoles et les lois.
Roi des Francs, premier empereur d'Occident depuis la chute de Rome, bâtisseur d'un empire chrétien unifié. Pragmatique, pieux, convaincu que le véritable pouvoir se construit autant par l'épée que par les écoles et les lois.
Lieu de la scène
Une salle du trône hors du temps, mi-romaine mi-carolingienne, avec une immense carte de l'Europe dépliée sur une table de pierre. Deux trônes se font face, aucun n'étant plus élevé que l'autre.
La carte de l'Europe, entre deux empires
Prêt à commencer
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Chapitre 1
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Jules César :
(pointe la carte) Regardez cette Gaule. Je l'ai conquise en huit ans, avec une poignée de légions. -
Charlemagne :
Et moi je l'ai unifiée avec le reste de l'Europe, trois siècles après que Rome se soit effondrée en Occident. -
Jules César :
Rome ne s'est pas "effondrée". Elle a simplement changé de visage. -
Charlemagne :
Elle a été pillée, divisée, fragmentée en royaumes barbares pendant des générations. J'ai dû tout reconstruire à partir de ces morceaux épars. -
Jules César :
(vexé) Vous avez eu la facilité de repartir sur mes fondations. Moi, j'ai dû les bâtir depuis le néant. -
Charlemagne :
Facilité ? J'ai uni des peuples qui se déchiraient depuis des siècles, sous une seule couronne et une seule foi. -
Jules César :
Une seule foi. Voilà bien la différence entre nous : moi je conquérais des terres, vous, vous convertissiez des âmes. -
Charlemagne :
Les âmes tiennent parfois plus longtemps que les frontières, César. Mon nom, lui aussi, a traversé les siècles : on m'appelle encore aujourd'hui le père de l'Europe. -
Jules César :
(silence, presque admiratif) …Le mien aussi a survécu, autrement : "César" est devenu un titre. Kaiser en Allemagne, Tsar en Russie, des siècles après ma mort. -
Charlemagne :
Et pourtant, ni votre empire ni le mien n'a survécu intact. Le vôtre s'est mué en autre chose. Le mien s'est brisé entre mes propres petits-fils, quelques décennies après moi. -
Jules César :
(hoche la tête) Alors nous avons ceci en commun : ni l'un ni l'autre n'a réussi à faire durer ce qu'il avait bâti. Seul le souvenir a tenu bon. -
Charlemagne :
(se lève, tend la main) Peut-être que c'est déjà beaucoup. Être encore là, dans une conversation, deux mille ans plus tard. -
Jules César :
(serre la main) Ça, au moins, personne ne pourra nous le retirer.
Conclusion de la scène :
Les deux hommes se rassoient, chacun sur son trône, la carte de l'Europe toujours dépliée entre eux, témoin silencieux de deux empires disparus mais jamais tout à fait oubliés.
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